saisie de plus de 72 000 litres de carburant de contrebande

Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a sillonné les artères de la capitale togolaise, le mercredi 22 juillet 2020. Accompagné du commissaire des Douanes et Droits Indirects, Atta-Kakra Koawo Essien, il est allé sensibiliser les vendeurs informels de carburant de presque tous les coins de Lomé. La commercialisation du carburant dans le secteur informel est devenue depuis plus de dix ans une activité lucrative (générant des revenus imposables) à une certaine frange de la jeunesse togolaise, dont la plupart est en proie au chômage. Le président togolais a attiré l’attention de ces vendeurs sur les dangers réels de cette activité et les a donc invités à y renoncer. Il leur a fait savoir que c’est un trafic très dangereux sur le plan social, économique et sécuritaire. Selon un rapport du ministère en charge de la protection et de la sécurité civile, près de 72 000 litres de carburants illicites ont été saisis, au premier semestre 2020, par les forces de sécurité togolaises. Les saisies de produits illicites et de drogues ont permis de récupérer plus de 95 000 de faux médicaments (médicaments falsifiés), 12. 6 Kg de Tramadol, 2. 5 de cocaïne, 5 200 Kg de cannabis, des boissons frelatées (pourries, trafiquées) ainsi que plus de 4 500 armes factices. Selon le président togolais, Faure Gnassingbé, le trafic illicite de carburant coûte annuellement au pays plus de 32 milliards de Francs CFA.

Le chômage : une conséquence de la prolifération de la vente du carburant illicite

Les autorités togolaises ont fait de la lutte contre ce trafic une mission régalienne tandis que beaucoup de jeunes, en manque d’emploi (plus de 12 000 chômeurs au Togo) y trouvent leur compte afin d’arrondir les angles. À noter que ce trafic illicite (illégal) a pris une ampleur significative ces dix dernières années. La vente illicite de l’essence est strictement interdite en Afrique, notamment au Togo et en Côte d’Ivoire. Les autorités togolaises entendent mettre en place un dispositif de prévention de la vulnérabilité des chômeurs. Selon les dernières données publiées par le ministère de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale, le Togo enregistre un taux de chômage de 12. 2 % et 32 % de sous-emploi. Afin de relever ce défi, les autorités togolaises prévoient de renforcer le dispositif d’inclusion susceptible de réduire le sous-emploi et le chômage et consolider le développement social.